Livraison gratuite en FR, BE, LU
Retour sous 30 jours
Garantie jusqu’à 20 ans

Septembre sans téléphone : et si nos maisons changeaient aussi ?

29/09/2026

Il est sur la table du petit-déjeuner, dans la poche pendant le dîner, sur la table de nuit au moment de dormir. Le smartphone s’est glissé dans chaque pièce de la maison et dans presque chaque moment de la journée. À la faveur de la rentrée, de plus en plus de personnes tentent l’expérience d’un mois de septembre avec moins d’écran. Au-delà du temps récupéré, ce défi pose une question plus inattendue : et si réduire son usage du téléphone transformait aussi la façon dont on habite son logement ?

Combien de temps passons-nous vraiment sur nos écrans ?

Le smartphone, premier écran du foyer

Les chiffres ne cessent de grimper. Selon Médiamétrie, les Français ont passé en 2025 plus de 3 heures par jour en ligne, un record, et près de 5 heures pour les 15-24 ans. Le mobile représente à lui seul 80 % de ce temps. Le smartphone est devenu le premier écran du quotidien, devant la télévision et l’ordinateur.

Un temps pris ailleurs

Ces heures ne sortent pas de nulle part. Elles sont prises sur la conversation, la lecture, le sommeil, les loisirs créatifs ou simplement l’ennui, qui a pourtant ses vertus. Les chercheurs ont même donné un nom au fait d’ignorer son entourage pour son téléphone : le « phubbing ». Une étude publiée en 2016 dans Computers in Human Behavior a montré que ce comportement, au sein du couple, est associé à davantage de conflits et à une satisfaction relationnelle plus faible. --altImgStart--{"link":"https://s3.springbeetle.eu/prod-eu-s3/commodity/item/76530_20260929_3SWxCz2v.jpg"}--altImgEnd--

Réduire plutôt que supprimer

Ce que montre l’expérience de Bochum

Faut-il pour autant jeter son téléphone ? Pas nécessairement. Des chercheurs de l’université de la Ruhr à Bochum ont comparé trois groupes d’environ 200 participants au total : l’un se passait complètement de smartphone pendant une semaine, l’autre réduisait son usage d’une heure par jour, le troisième ne changeait rien. Quatre mois plus tard, le groupe qui avait simplement réduit son usage l’utilisait encore 45 minutes de moins par jour. Ses membres se disaient plus satisfaits de leur vie, faisaient davantage d’activité physique et présentaient moins de symptômes d’anxiété et de dépression. Le groupe de l’abstinence totale, lui, obtenait des résultats moins durables.

La leçon est encourageante : pas besoin d’une détox radicale. Une réduction modeste et tenable produit des effets plus stables qu’un sevrage brutal suivi d’une rechute.

Concrètement, quelques réglages aident beaucoup. Désactivez les notifications non essentielles, sortez les applications les plus chronophages de l’écran d’accueil, activez le mode concentration aux heures de repas et le soir. Certains passent même l’écran en noir et blanc, ce qui rend les applications nettement moins attirantes. L’objectif n’est pas de se priver, mais de choisir le moment où l’on prend son téléphone plutôt que de le subir.

La lumière bleue, un faux coupable ?

On accuse souvent la lumière bleue des écrans de ruiner le sommeil. La recherche récente invite à nuancer. En 2023, une revue Cochrane a conclu que les lunettes filtrant la lumière bleue ne faisaient probablement pas de différence sur la fatigue visuelle, et que leurs effets sur le sommeil restaient incertains. Le problème tient plutôt à ce que l’on fait sur l’écran : un fil d’actualité sans fin, des notifications, un contenu stimulant qui retarde l’heure du coucher. C’est donc l’usage, bien plus que la couleur de la lumière, qu’il faut revoir. --altImgStart--{"link":"https://s3.springbeetle.eu/prod-eu-s3/commodity/item/pexels-ron-lach-10677818_20260929_fHzAqxRp.jpg"}--altImgEnd--

Quand le téléphone recule, la maison se réorganise

Créer des zones sans écran

Réduire son temps d’écran est plus facile quand l’espace s’y prête. Deux pièces se prêtent particulièrement bien à l’exercice : la chambre et la table des repas. Un chargeur installé dans l’entrée ou le salon, plutôt qu’à côté du lit, suffit souvent à changer les habitudes du soir et du réveil. Un vrai réveil, un livre sur la table de nuit, et la chambre retrouve sa fonction première.

Redonner une place aux activités

Quand le téléphone ne capte plus toute l’attention, le salon cesse d’être organisé uniquement autour des écrans. On redécouvre l’intérêt d’un fauteuil tourné vers la fenêtre, d’une lampe de lecture, d’une table dégagée pour un puzzle, un jeu de société ou un carnet de dessin. Ces aménagements simples invitent à des activités qui ne demandent aucune batterie.

Rendre le rangement du téléphone visible

Une boîte ou un panier à l’entrée, où chacun dépose son téléphone en rentrant ou pendant le repas, transforme une bonne résolution en rituel familial. Le geste est concret, collectif, et évite de compter sur la seule volonté. En télétravail, fermer l’ordinateur et ranger le téléphone professionnel dans un tiroir à heure fixe marque aussi la fin de la journée. La France a d’ailleurs inscrit le droit à la déconnexion dans le Code du travail depuis le 1er janvier 2017.

Conclusion

Un septembre avec moins de téléphone n’a rien d’une privation. C’est l’occasion de récupérer du temps, de mieux dormir, de se rendre plus disponible pour ses proches et de réinventer certains coins de la maison. Inutile de viser l’abstinence : réduire d’une heure par jour, créer une ou deux zones sans écran et installer quelques rituels simples suffit souvent à changer durablement la façon dont on vit chez soi.